Petites interviews entre amis

La rubrique « Qu’est-ce qu’ils en disent » réalise un tour d’horizon des déclarations des uns et des autres sur la loi Pécresse. Dans l’article d’aujourd’hui, extraits d’interviews recueillis dans Le Monde, Libération et le Nouvel Observateur.

 

Les étudiants mobilisés seraient-ils plus bavards que les autres ? A la lecture des articles, et surtout des interviews, il semblerait que oui. Beaucoup de syndicalistes, de manifestants s’expriment dans les colonnes des journaux choisis. Une sorte de petites interviews entre amis. A l’inverse, très peu de politiques ou d’étudiants favorable à la loi, ou simplement hésitant. Frilosité de certains à parler – notamment les politiques -, choix des médias ou simple hasard, reste que cette situation est un fait. Nous verrons dans un prochain article si le Figaro, Marianne ou l’Express traite les sujets sur la loi Pécresse de la même manière…

 

« Les représentants de l’Unef exclus « faisaient partie de délégations litigieuses, nous avons appelés les mandatés dûment élus à réintégrer l’assemblée. » »

La coordination étudiante

Le Monde, Mardi 27 novembre

« On ne pourra pas dire que le mouvement est manipulé par des syndicats minoritaires ou des parties politiques : à Lille-I, sur la centaine d’étudiants constituant le noyau fidèle à la lutte, à peine cinq ou six sont syndiqués. »

Gaëlle David de Lille-I, mandatée auprès de la presse par la coordination étudiante

Le Monde, Mardi 27 novembre 07

 

« Je crois que le nœud, inavoué, du conflit est là. Les étudiants restent viscéralement attachés à une fiction égalitaire : la méritocratie, à laquelle ils adhèrent doit être compensée par le libre accès aux filières universitaires, même si cette égalité formelle débouche sur une sélection par l’échec en premier cycle. »

Olivier Galland, sociologue, directeur de recherche au CNRS

Le Monde, Mardi 27 novembre

« Les étudiants demandent labrogation de la loi, mais l’Unef, qui a pris le train en marche négocie sur autre chose. Sa direction doit éclaircir sa position »

Houssam, élu porte-parole de la coordination étudiante

Libération, Mardi 27 novembre

 

« L’Unef  a un certain nombre de désaccords avec la coordination étudiante (…) à la fois sur les mots d’ordre – l’Unef ne demande pas l’abrogation de cette loi – et surtout sur les modalité d’application. »

Bruno Julliard, président de l’Unef

Le Monde, Dimanche 25 novembre

« Il est devenu impossible à une seule et même université d’exceller dans tous les domaines. »

Bernard Belloc, ancien président de l’université de Toulouse I, ancien patron de la Conférence des Présidents d’Université, conseiller informel de Nicolas Sarkozy concernant les universités, aujourd’hui exilé en Californie

Nouvel Obs du 22 au 28 novembre

« Il est stupide de parler de « vitesse » : c’est l’excellence qui compte. Et avec tout les moyens que nous avons promis aux universités, chacune peut se créer une « niche » dans laquelle elle peut exceller. »

Bernard Belloc, ancien président de l’université de Toulouse I, ancien patron de la Conférence des Présidents d’Université, conseiller informel de Nicolas Sarkozy concernant les universités, aujourd’hui exilé en Californie

Nouvel Obs du 22 au 28 novembre

« Nous mettons en cause toute la société et sa manière de répartir les richesses. »

Snesup, syndicat des ensaignats du supérieur (marqué à gauche)

Nouvel Obs du 15 au 21 novembre

« On défend le droit de grève, pas celui de prendre les étudiants en otages en bloquant l’accès des universités. »

Claire Guichet, étudiante en L3 en « info-com » à Angers et porte-parole de la Fage (Fédération des Associations générales étudiantes)

Nouvel Obs du 15 au 21 novembre

 

« Nous savons parfaitement que l’opinion publique n’approuve pas notre action. À nous de montrer qu’elle est juste. »

David, étudiant en sociologie

Libération, Lundi 19 novembre

« En 2005, c’était plus joyeux. On avait de l’espoir. Aujourd’hui, on a l’impression qu’il faut radicaliser le mouvement pour arriver à faire plier le gouvernement. Pourtant, je ne suis pas particulièrement jusqu’au-boutiste. »

Marion, étudiante en licence de psycho

Libération, Lundi 19 novembre

« Le statu quo n’est pas  une solution, pas plus que les blocages. »

Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur, extrait d’ « Aux étudiants, je veux dire… »

Libération, Mardi 20 novembre

 

« À mes yeux, les universités sont le lieu où se tient la promesse républicaine d’égalité des chances. Il n’en ira jamais autrement : non seulement je ne veux pas de sélection à l’entrée du premier cycle, mais je veux même qu’il y ait plus, beaucoup plus d’étudiants, et que les difficultés financières ne fassent jamais obstacle à la poursuite d’étude »

Valérie Pécresse, ministre de l’ensiegnement supérieur, extrait d’ « Aux étudiants, je veux dire… »

Libération, Mardi 20 novembre

« Tous les moyens disponibles dans la société française doivent s’investir dans le défi de la formation de la jeunesse. C’est pourquoi les universités pourront créer des fondations pour accueillir les fonds des mécènes, des anciens étudiants et des entreprises. Pourquoi les priver d’une ressource à laquelle toutes les universités du monde ont accès ? »

Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur, extrait d’ « Aux étudiants, je veux dire… »

Libération, Mardi 20 novembre

« Aux étudiants, je veux donc dire une seule chose : je compte sur vous pour changer le visage de l’université. Elle le mérite, vous le méritez. »

Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur, extrait d’ « Aux étudiants, je veux dire… »

Libération, Mardi 20 novembre

« Il faut reconnaître qu’il y a un problème de sensibilisation. Les médias télé ont surtout montré les points durs, les blocages d’université ou les foules qui s’entassent dans les trains, mais ont peu parlé de la loi. »

Une militante de l’UNL (Union nationale lycéenne)

Libération, Vendredi 23 novembre

« Il y a des nuances chez les étudiants. Moi, je suis pour le principe de la réforme, mais je veux des garanties que des filières comme la mienne ne disparaîtront pas car elles n’attireront pas les fonds privés. On n’arrête pas de me dire que le latin et le grec, ça ne sert à rien. »

Lucie, étudiante en Master 1 de lettres classiques

Libération, Vendredi 23 novembre

« Sur le mode « on ne négocie pas sous la pression », répondant à l’appel au dialogue de l’Unef, la ministre s’est dite prête à des geste à condition de voir des « signes d’apaisement » sur le terrain. »

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur

Libération, Samedi 24 et dimanche 25 novembre

« L’apprentissage est devenu à la mode, parce que le chômage massif des jeunes à traumatisé l’opinion et tué le modèle du tout-école. »

André Geay, auteur de L’école de l’alternance et ancien directeur d’un centre de formation d’apprentis (CFA)

Le Monde, Vendredi 23 novembre

« C’est une façon (l’apprentissage, ndlr) de penser conjointement les deux séquences que sont les études et la première expérience en entreprise.  Et de ne pas arriver au diplôme sans avoir mis un pied dans le monde du travail. »

Jean-Jacques Arrighi, chercheur au centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq)

Le Monde, Vendredi 23 novembre

« L’apprentissage dans le supérieur fonctionne comme un prérecrutement. »

Jean-Jacques Arrighi, chercheur au centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq)

Le Monde, Vendredi 23 novembre

 Linda Douifi 

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